Repas de fêtes et cholestérol : faites toujours modération

16 décembre 2020 Actualités

L’excès de cholestérol autrement appelé hypercholestérolémie, dégrade l’état des artères et favorise la formation de caillots… Il constitue un facteur de risque cardiovasculaire majeur. Et une partie de l’explication se trouve bien souvent dans notre assiette. A l’occasion des fêtes de fin d’année, soyez stratégiques…
 

Si l’excès de cholestérol peut s’expliquer par des facteurs héréditaires et génétiques, des maladies (foie, reins…) ou par la prise de certains médicaments (diurétiques, anti-acnéiques), l’influence de l’alimentation reste prépondérante. D’autant plus si celle-ci apparaît trop riche en aliments gras et/ou sucrés.

 

La meilleure preuve vient d’ailleurs d’une étude récente réalisée auprès de 25 000 Danois, âgés de 25 à 100 ans 1, durant les fêtes de Noël, qui a montré qu’au cours de cette période particulière, notre taux de cholestérol augmente de 20% par rapport à l’été précédent ! « Notre étude a clairement montré que les taux de cholestérol sont bien influencés par l’alimentation riche consommée à l’occasion de Noël », ont expliqué les auteurs. Lesquels ont alerté les patients qui présentaient déjà une hypercholestérolémie, sur l’importance de veiller au contenu de leur assiette en cette période. 

 

Etre stratégique

Il ne s’agit pas de se priver totalement mais d’avoir à l’esprit que la répétition de repas fastueux exerce un impact sur l’état de notre cœur et de nos vaisseaux. Alors, soyez stratégiques : il s’agit de maîtriser ses excès et de savoir réajuster l’équilibre aux repas suivants.

 

Commencez par identifier les aliments ou plats les plus « riches ». A l’image des viandes grasses (bœuf, porc, mouton…) et plats en sauce. Sans oublier les aliments riches en graisses saturées, d’origine animale : beurre, crème, charcuteries. Pour le reste, vous pouvez tout à fait profiter d’une portion d’huitres. Les volailles (dinde…) et les poissons (saumon, truite, cabillaud…) seront également vos amis, accompagnés de légumes voire de marrons, riches en vitamine B1, calcium et fer. En veillant bien sûr aux quantités et en évitant de vous servir à nouveau. Un conseil également valable pour le dessert, d’autant plus s’il s’agit d’une bûche, riche en beurre et en crème. Substituez-lui des sorbets, une tarte aux fruits ou une salade de fruits.

 

Et si l’entrée et le plat principal ont été particulièrement copieux, une impasse sur le fromage s’imposera. Ou si vous y tenez, préférez le fromage de chèvre ou à pâte dure, moins gras que les autres. En évitant tout de même d’y ajouter du pain et du beurre. Enfin, limitez la consommation d’alcool, bien sûr.

 

De la même façon, adaptez les repas des jours précédents et suivants : évitez les aliments frits, les viennoiseries, les pâtisseries, les tartes salées et autres pizzas souvent riches en graisses.

Au menu : des viandes blanches, du poisson, des fruits et des légumes. Et… pas d’alcool bien sûr, qui élève le taux de triglycérides, un marqueur de risque de maladie coronarienne, au même titre que le cholestérol. Ni de sodas, riches en sucres !

 

 

Sources :

  • 1. The Christmas holidays are immediately followed by a period of hypercholesterolemia in Atherosclerosis Volume 281, February 2019, Pages 121-127
  • Bulletin épidémiologique hebdomadaire. Cholestérol LDL moyen et prévalence de l’hypercholestérolémie LDL chez les adultes de 18 à 74 ans, Etude nationale nutrition santé (ENNS) 2006-2007 ; France métropolitaine.
  • Fédération française de Cardiologie – Maitriser son taux de cholestérol, mis à jour le 14 février 2020 https://www.fedecardio.org/Je-m-informe/Reduire-le-risque-cardio-vasculaire/maitriser-son-taux-de-cholesterol