Débuter un traitement pharmacologique de la dépendance tabagique (de l’adulte)

03 mars 2021 Actualités

En France et, comme dans la plupart des pays de la planète, la consommation de tabac est la principale cause des décès évitables. Aux Etats-Unis comme ailleurs, alors que près de la moitié des adultes fumeurs déclarent souhaiter cesser de fumer, moins de 10 % y parviennent … 

Pour contribuer à l’amélioration de ce constat, l’American Thoracic Society vient de produire à l’été 2020 un ensemble de guidelines (recommandations) afin d’optimiser le traitement pharmacologique de la dépendance tabagique (qui « traîne » une réputation de relative inefficacité et qui, dans le contexte américain, représente un coût qui peut rester à la charge des patients en l’absence d’une couverture assurantielle universelle).

Rappelons qu’en France, et ceci depuis le 1er janvier 2019, les substituts nicotiniques sont remboursés à 65% par l’Assurance Maladie, le restant à charge pouvant être remboursé par la complémentaire santé. De plus, les pharmaciens peuvent désormais pratiquer la dispense d’avance de frais pour ces produits.  


Ces recommandations de l’American Thoracic Society apportent des éléments de preuve de l’utilité des molécules disponibles en France (varenicline, bupropion et nicotine). Mais surtout, ces recommandations constatent et mettent en lumière l’absence d’une stratégie et de moyens qui « marcheraient à tous les coups » pour se libérer d’une dépendance tabagique. Dans ces conditions, toutes les possibilités doivent être mobilisées, en particulier –  les thérapies comportementales et l’un ou l’autre des traitements pharmacologiques disponibles, et le cas échéant en les associant. Il faut avant tout penser au bénéfice des patients qui souhaitent (ou redoutent de) cesser de fumer.

 

Pr Jean-Michel Chabot – Février 2021 

 

Source : A Jain et al. Initiating Pharmacologic Treatment in Tobacco-Dependent Adults. JAMA jan 2021 Disponible ici