Le VRAI du FAUX : Quelle sexualité après un infarctus du myocarde ?

17 décembre 2020 Actualités

Après un infarctus du myocarde - plus communément appelé ‘crise cardiaque’ – la sortie de l’hôpital est bien souvent suivie d’une réadaptation cardiovasculaire. L’enjeu : favoriser la récupération des capacités du muscle cardiaque. Dans ce contexte, quelle place accorder à la sexualité ? Eléments de réponse.

L’activité sexuelle n’est pas considérée comme une activité physique.

FAUX

Sur le plan cardiaque, la relation sexuelle constitue bien une activité physique qui augmente le rythme cardiaque et la tension artérielle. A tel point que la Fédération français de cardiologie (FFC) compare l’acte sexuel à une marche de trois à six kilomètres à l’heure sur une surface plane. Ou à une montée de 20 marches d’escalier en 10 secondes.

 

Il est conseillé de patienter quelques semaines après l’infarctus avant de reprendre une activité sexuelle ?

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Six semaines environ, comme le préconise la FFC. Autrement dit, après avoir entamé une rééducation cardiovasculaire, nécessaire pour entrainer à nouveau le cœur et les artères à l’effort. « Mais aussi pour aborder sereinement la sexualité », insiste la FFC. Si vous êtes concerné, n’hésitez surtout pas à demander l’avis de votre cardiologue ou votre médecin traitant.

 

Le risque de survenue d’infarctus du myocarde au cours d’un rapport sexuel est faible.

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Ce constat est confirmé au terme d’une étude américaine réalisée auprès de 1 774 patients. Les auteurs ont mis en évidence un risque d’infarctus qui reste faible donc, mais légèrement accru dans les deux heures qui suivent un rapport sexuel. Ils évoquent un risque passant de 1 par million (en temps normal, hors activité sexuelle) à 2,5 par million, dans les deux heures qui suivent un rapport… Et ce léger sur-risque ne concerne pas de façon spécifique des patients présentant des antécédents cardiovasculaires.

 

Bon pour le moral ?

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Selon la Fédération française de cardiologie, « renouer avec une vie sexuelle épanouie participe à la bonne réadaptation des patients et leur retour à une vie normale ». De son côté l’Organisation mondiale de la Santé, estime que l’activité sexuelle participe à la qualité de vie, car elle est bénéfique à la fois pour la santé mentale et physique.

 

 

 

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