Le VRAI du FAUX : Psoriasis : protégez votre cœur

16 octobre 2020 Actualités

Le psoriasis correspond à une inflammation chronique de la peau, qui frapperait 2% à 3% de la population. Cette maladie se caractérise par des plaques rouges, recouvertes de pellicules blanches, appelées squames. S’il existe différentes formes, un cas sur cinq serait sévère.

Le psoriasis ne cible que les zones de frottement.

FAUX

Certes, les localisations habituelles sont les zones de frottement - coudes, avant-bras, genoux, bas du dos - mais aussi le cuir chevelu et les ongles. Ainsi certains patients vont-ils présenter de petites lésions discrètes qui vont disparaitre spontanément. D’autres, en revanche, vont souffrir de formes très étendues et handicapantes. Avec des plaques susceptibles d’apparaître partout - elles sont toutefois rares au niveau du visage - y compris sur les muqueuses. Elles peuvent également s’étendre sur de larges surfaces de l’organisme.

 

Le psoriasis n’est ni contagieux ni psychosomatique.

VRAI

Il s’agit d’une maladie inflammatoire chronique de la peau. Le renouvellement cutané est alors accéléré chez des personnes présentant des prédispositions génétiques. L’occasion de rappeler et d’insister, qu’il ne s’agit en aucun cas d’une maladie contagieuse. Comme c’est le cas de toutes les maladies auto-immunes, des facteurs extérieurs peuvent toutefois influer : le froid, certains médicaments comme les bétabloquants, le stress, le surmenage, l’excès de poids…

 

Le psoriasis est uniquement une maladie de la peau.

FAUX

Cette maladie peut atteindre les articulations. Les spécialistes parlent de rhumatisme psoriasique. Et comme le souligne la Société française de Dermatologie (SFD), dans sa forme sévère, elle est aussi susceptible de s’accompagner de facteurs de risque cardio-vasculaires : hypertension artérielle, diabète, obésité, augmentation des taux de cholestérol et de triglycérides. Le risque d’événements cardiovasculaires (infarctus du myocarde, AVC…) est augmenté de 30%, selon une étude publiée en 2013.

 

Les patients souffrant d’un psoriasis sévère doivent se faire évaluer sur le plan cardiovasculaire.

VRAI

C’est en tout cas la recommandation d’une équipe américaine, qui a réalisé une étude auprès de 60 patients âgés de 47 ans en moyenne et souffrant de psoriasis. Les auteurs ont constaté, parmi les malades les plus sévèrement atteints, une augmentation du risque d’inflammation des vaisseaux sanguins, l’aorte notamment. Cette inflammation peut se traduire par un rétrécissement ou une obstruction du vaisseau en question, augmentant – entre autres – le risque de survenue d’un infarctus.