Monoï et huile de coco et le : quels risques pour la peau ?

31 juillet 2020 Actualités

Composé d’huile de coco et de fleurs de Tiaré, le monoï hydrate votre peau et magnifie votre bronzage. Le parfum de ce produit tendance peut devenir addictif. Pour autant, cette préparation ne vous protège en rien contre la dangerosité des rayons du soleil. Il en va de même pour l’huile de coco.

Depuis des dizaines d’années, le monoï constitue l’un des produits tendance de l’été. Pour autant, il « n’assure en aucun cas une protection contre les UVA et UVB et ne doit pas être utilisé en tant que tel », précise à ce sujet l’Agence nationale de sécurité du médicament (ANSM). Et contrairement aux idées reçues, le monoï n’accélère pas le bronzage.

En cause, l’un de ses ingrédients principaux, l’huile de coco qui est composée de particules dont le diamètre est bien supérieur aux pores de la peau, comme toutes les huiles végétales. La pénétration au cœur de l’épiderme s’avère impossible : le monoï n’atteint pas les mélanocytes situés en profondeur, ces cellules impliquées dans la pigmentation cutanée. A bannir avant de vous accorder un temps de farniente dans votre transat !

 

Utilisez ces produits comme après-soleil

Vous pouvez appliquer le monoï comme après-soleil. Si l’huile de coco reste en surface de la peau, un autre composant du Monoï, la fleur de Tiaré, lui pénètre l’épiderme en profondeur. Et confère au monoï de nombreuses vertus hydratantes et apaisantes. Le monoï, et l’huile de coco seule, peuvent donc être utilisés pour adoucir votre peau après un temps passé au soleil.

 

Pour rester protégé(e), choisissez la crème dont le facteur de protection solaire (FPS) correspond à votre phototype (peau claire, hâlée, mate). Renouvelez l’application toutes les deux heures et après chaque baignade. « Ne prolongez pas le temps d’exposition au motif d’avoir utilisé un produit de protection solaire », étaye l’ANSM. Vous pouvez bien sûr rester une journée dehors, mais en adoptant les bons réflexes : le port d’un chapeau et de lunettes de soleil, maintenir un bon niveau d’hydratation et quelques pauses à l’ombre, comme le rappelle le Syndicat des dermatologues et des vénérologues. Enfin, évitez les crèmes « 100% écran total » : aucun produit n’assure une protection intégrale. De bons conseils à appliquer quand on sait que 50% à 70% des cancers de la peau sont liés à une exposition excessive et chronique aux rayons du soleil.