Femmes : jeunes et moins jeunes, prenez soin de votre cœur !

26 mars 2018 Actualités

Les femmes sont de plus en plus exposées aux maladies cardiovasculaires. Et les jeunes ne sont pas épargnées par ces pathologies qui tuent 8 fois plus que le cancer du sein. Les précisions du Pr Claire Mounier-Vehier, présidente de la Fédération Française de Cardiologie (FFC), et cardiologue au CHU de Lille.
 

En France, les pathologies cardiovasculaires constituent aujourd’hui la première cause de mortalité dans la population féminine. Entre 2008 et 2013, les hospitalisations pour infarctus du myocarde chez les femmes de 45-84 ans ont augmenté de 4,8%. Et les jeunes en sont de plus en plus victimes. […]

 

Les femmes ont encore une connaissance fragile des modes de prévention

 

Les Françaises se sentent davantage concernées par les maladies cardiovasculaires, mais en sous-estiment encore largement la gravité.

La prévention primordiale, qui évite l’apparition des facteurs de risques, reste un enjeu majeur pour réduire la prévalence des maladies cardio-vasculaires : on estime aujourd’hui que 80% d’entre elles pourraient être évitées par un comportement adapté. L’Observatoire du cœur des Français de la FFC met en avant un décalage entre connaissances et comportement vis-à-vis des facteurs de risques chez les femmes.

 

Elles ne sont, par exemple, que 28% à citer spontanément l’arrêt du tabac ou la limitation de sa consommation comme moyen de se protéger des maladies cardio-vasculaires, alors qu’1 infarctus sur 2 chez les femmes de moins de 50 ans est dû au tabac.

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« Si nous pouvons nous réjouir de l’évolution positive de la prise de conscience des femmes, vis-à-vis des risques cardio-vasculaires, il reste néanmoins de nombreux progrès à faire », constate le Pr Claire Mounier-Vehier. « Il nous faut en particulier agir sur les inégalités de prise en charge entre les femmes et les hommes, et sur l’intégration des comportements de prévention dans le quotidien. Pour cela, nous devons poursuivre nos actions, en impliquant toutes les parties prenantes et en améliorant la coordination entre les professionnels de santé chargés de la santé des femmes. Nous pourrions ainsi imaginer la mise en place d’une consultation organisée de dépistage cardio-vasculaire pour toutes les femmes à partir de 50 ans. »

 

Sources : Extrait Interview du Pr Claire Mounier-Vehier, présidente de la FFC (Destination santé, 6 mars 2018) et du Communiqué de presse de la FFC (8mars 2018).