La détox, bonne pour notre système cardiovasculaire ?

13 janvier 2020 Actualités

En l’absence d’indication médicale formelle, la pratique de régimes à visée amincissante est « loin d’être anodine », comme le soulignait l’ANSES[1], dès 2010. C’est particulièrement le cas des régimes dits ‘détox’ ou ‘citron détox’, non sans risques sur le plan cardiovasculaire, notamment.

 

Les régimes détox s’apparentent le plus souvent à un jeûne. Et leurs dangers aussi. Etalés sur quelques jours, ils sont généralement centrés sur un – ou quelques aliments – aux vertus soi-disant purificatrices voire détergentes ! Le but étant d’éliminer les graisses en excès.

 

 

Dans tous les cas, ce type de régime reste hypocalorique. Autrement dit, très déséquilibré et restrictif au niveau des principaux apports alimentaires. Qu’il s’agisse de protéines, de fer, de calcium, de sélénium et encore de vitamines (B9, C, E…).

 

Troubles du rythme

Dans sa saisine[2], l’ANSES expliquait que « les régimes très hypocaloriques peuvent induire une mort subite, en lien avec des troubles du rythme cardiaque ». Sans compter que « la fluctuation du poids pourrait être un facteur de risque cardiovasculaire et de syndrome métabolique ». De la même façon, l’agence mettait particulièrement en garde les sujets sédentaires depuis plusieurs années et présentant des facteurs de risque cardiovasculaire : « la pratique associée d’une activité physique et d’un régime amaigrissant s'accompagne à court terme de risques cardiovasculaires lors de la reprise de l’activité ».

 

 

En pratique

En conclusion, la recherche de perte de poids par des mesures alimentaires ne peut être justifiée médicalement que par un excès pondéral effectif. Voilà pourquoi, il convient de se rapprocher d’un spécialiste - médecin nutritionniste, diététicien -  qui saura évaluer l’intérêt d’un régime et le cas échant, assurera la prise en charge.

 

 

 

 

 

 

[1] Évaluation des risques liés aux pratiques alimentaires d’amaigrissement - ANSES - Rapport d’expertise collective, Novembre 2010

[2] Avis de l’Agence nationale de sécurité sanitaire de l’alimentation, de l’environnement et du travail relatif à la demande d’évaluation des risques liés aux pratiques alimentaires d’amaigrissement, 4 mai 2011