Ma santé 2022 : quid de la prévention ?

13 janvier 2020 Actualités

Lutter contre les déserts médicaux, supprimer le numerus clausus, labelliser les premiers « Hôpitaux de proximité »… Voilà quelques-uns des engagements contenus dans la stratégie Ma Santé 2022, annoncée en septembre 2018 par le président de la République. Mais concrètement quelle est la place accordée à la prévention ?
 

L’une des mesures phares de la stratégie Ma Santé 2022[1] vise à combler les déserts médicaux. Pour y parvenir, le gouvernement va mettre en place les communautés professionnelles territoriales de santé. D’ores et déjà 400 projets ont vu le jour. Il s’agit, pour les professionnels de santé d’un territoire donné, de se regrouper afin d’assurer une meilleure coordination de leurs actions et d’offrir aux patients un meilleur accès aux soins.

 

 

Toujours dans le cadre de cette stratégie, une nouvelle profession a été créée : les infirmiers de pratique avancée. Grâce à des compétences étendues, ils peuvent réaliser des actes auparavant réservés aux médecins. Ils ont ainsi la possibilité de renouveler les prescriptions ou bien encore de demander des examens biologiques. Ils pourront également assurer le suivi des patients souffrant de maladies chroniques. Un bon point pour la prévention dite tertiaire, notamment concernant les maladies cardiovasculaires. Selon la Haute Autorité de Santé (HAS), il existe trois types de prévention :

 

  • primaire en amont de la maladie (vaccination et action sur les facteurs de risque) ;
  • secondaire qui agit à un stade précoce de son évolution (dépistages) ;
  • tertiaire qui consiste à prévenir les complications et les risques de récidive.

 

Quant aux assistants médicaux, autre métier nouvellement créé pour libérer du temps de consultation aux praticiens, le ministère table sur le recrutement de 5 000 personnes d’ici à 2022.

 

 

Enfin une politique de prévention ?

Dans le même temps, le gouvernement a annoncé une politique de prévention articulée autour de 25 mesures. Ainsi le dépistage du cancer du col de l’utérus est-il aujourd‘hui pris en charge à 100%. Autre mesure de prévention déjà en vigueur, le remboursement intégral des traitements de substitution au tabac, et non plus un forfait de 150 euros.

Au total, quatre périodes de la vie ont été ciblées :

  • Une grossesse en pleine santé et les 1 000 premiers jours ;
  • La santé des enfants et des jeunes ;
  • La santé des adultes de 25 à 65 ans : vivre en bonne santé ;
  • Bien vieillir et prévenir la perte d’autonomie.

 

Au total 400 millions seront investis au cours du quinquennat dans la prévention.

 

 

 

[1] https://solidarites-sante.gouv.fr/IMG/pdf/ma_sante_2022_synthese.pdf