Télécardiologie appliquée aux patients insuffisants cardiaques : efficacité et perspectives

02 octobre 2018 Actualités

La télésurveillance ou surveillance médicale à distance des données de santé d’un patient est un des 5 actes de télémédecines reconnus par le Ministère des Solidarités et de la Santé?

La télésurveillance ou surveillance médicale à distance des données de santé d’un patient est un des 5 actes de télémédecines reconnus par le Ministère des Solidarités et de la Santé (https://www.vivoptim.fr/actualites/2018-un-nouvel-e…ations-en-france/)

 

La télésurveillance au service des patients insuffisants cardiaques se révèle utile et se développe de plus en plus.

En effet, ces patients, très fragiles, présentent un risque d’hospitalisation majeur et de mortalité élevé.  Un suivi à distance médicalisé permet un retour au domicile sécurisé et une coordination facilitée entre les différents professionnels de santé (cardiologue, médecin traitant, infirmier, pharmacien...).

Les objectifs de cette télésurveillance sont d’améliorer l’observance, réajuster la thérapeutique et détecter précocement les décompensations afin de réduire les risques d’hospitalisation.

Le principe général d’un programme de télésurveillance d’un patient insuffisant cardiaque s’appuie sur :

  • L’équipement du patient éligible en objets connectés (une balance et éventuellement un tensiomètre avec un boitier de transmission)
  • La formation du patient à leur utilisation
  • Le recueil des données via une plateforme d’infirmiers qualifiés
  • Le système d’alerte validé par équipe médicale

 

 

Des résultats encourageants

Chaque centre hospitalier qui souhaite mettre en place ce type de surveillance construit sa propre étude de validation avec les partenaires de son choix et le cahier des charges associé.

Par exemple le système Cordiva (nommé depuis près d’un an, Chronic Care Connect Cardiologie) de la société CDM e-Health (groupe Air Liquide) a été utilisé dans deux études cliniques dont les résultats sont attendus pour la fin de l’année 2018 :

  • l’étude OSICAT (Optimisation de la Surveillance Ambulatoire des Insuffisants Cardiaques par Télécardiologie), débutés en Midi-Pyrénées puis déployées en Languedoc-Roussillon, PACA, Rhône-Alpes, Limousin, Bretagne Auvergne et Pays de Loire,
  • l’étude PIMPS (Plateforme Interactive Médecins Patients Santé) en Ile-de-France

Ces études utilisent des méthodes d'inclusion randomisée des patients et permettront d’avoir des données comparatives.

L’étude CardiAuvergne menée depuis 6 ans au CHU de Clermont-Ferrand montre le succès de ce type de programme de coordination des soins de l’insuffisant cardiaque. Les résultats sont encourageants :

  • baisse de moitié de la mortalité à 1 an (de 25% à 11.66%)
  • forte baisse de ré-hospitalisation de 21% à 12.38%
  • durée moyenne des séjours diminuée
  • admissions via les urgences évitées 8 fois sur 10.

Les résultats des différentes études mises en place au sein de différents CHU dans le cadre des expérimentations du programme ETAPES permettront également de déterminer les tarifs de rémunération des acteurs impliqués dans la télésurveillance. Ces Expérimentations de Télémédecine pour l’Amélioration des Parcours En Santé permettent d’évaluer en « vie réelle » le déploiement de la télémédecine.

 

Pour en savoir plus :

https://www.ticsante.com/story.php?story=4090
http://www.cardiauvergne.com/accueil.php
https://pro.pimps.fr/

http://solidarites-sante.gouv.fr/soins-et-maladies/prises-en-charge-specialisees/telemedecine/article/etapes-experimentations-de-telemedecine-pour-l-amelioration-des-parcours-en