« Zéro résidu de pesticides », un nouveau label pour les fruits et légumes !

28 février 2018 Actualités

On connaissait déjà le label Bio à travers l’Eurofeuille pour la version européenne et la marque AB pour la version française. La présence de ces logos sur le produit assurait au consommateur que le cahier des charges des produits bio avait bien été respecté, à savoir :

  • Une culture sans pesticides, sans traitement chimique, sans OGM ;
  • Le respect du bien-être animal ;
  • Un recours limité aux traitements vétérinaires et aux médicaments ;
  • Une bonne traçabilité indiquant le nom du producteur, de chaque intermédiaire et le n° d’agrément de l’organisme certificateur.

Des labels privés comme Demeter, Nature et Progrès, Ensemble, encore plus exigeants en termes de cahier des charges sont venus complétés ces labels bio de base. D’autres ont également associés les notions de commerces équitables, notamment Fairtrade et Biopartenaire.

En terme de qualité on retrouve aussi des labels nationaux comme le Label rouge qui désigne un produit qui, par son mode de production, de fabrication, son image ou encore ses critères sensoriels a un niveau de qualité́ supérieur au même produit habituellement commercialisé.

 

En quoi ce nouveau label « Zéro résidu de pesticides » est-il différent des autres ?

Ce nouveau label a été lancé officiellement le 7 février 2018 à l’occasion du salon International de Berlin Fruitlogistica, salon de référence en matière de fruits et légumes.

Il est le résultat d’un travail d’échange et de réflexion débuté en septembre 2017 entre sept entreprises de la filière qui se sont regroupées dans le collectif « Nouveaux champs » afin de faire évoluer les pratiques et créer une nouvelle offre se situant entre l’agriculture traditionnelle et le Bio.

Comme pour les autres labels, les producteurs doivent répondre à un cahier des charges et passer devant un comité qui délivrera ou non un agrément pour utiliser le label.

L’accent est mis sur un mode d’agriculture respectant l’humain et l’environnement en limitant les intrants chimiques, en contrôlant les sols, en préservant l’eau et en économisant l’énergie. Ce label certifie également l’absence (moins de 0.01mg/kg) de résidus de chacune des substances actives réglementées concernant les fruits et légumes.

Contrairement au Bio, ce label permet davantage de souplesse pour le producteur notamment sur le type de culture (la culture sur substrats nutritifs est par exemple autorisée) et sur l’utilisation de fertilisants minéraux et de produits de biocontrôle. Mais le point le plus important est la possibilité pour le producteur, en cas d’agression forte mettant en danger la pérennité de sa production (par une maladie ou des ravageurs par exemple) et ne pouvant être résolue par les méthodes validées par le cahier des charges, de sauver sa récolte en utilisant les moyens à disposition de l’agriculture conventionnelle. Sa production sera donc vendue dans le circuit classique, sans le label, mais ne sera pas perdue contrairement à la même situation en agriculture Biologique.

Début 2018, 11 entreprises ont rejoint les 7 d’origine dans le collectif « Nouveau champs » qui représente maintenant plus de 10% de la production française totale de fruits et légumes.

Le label couvre actuellement une gamme de 50 références avec plus de 20 espèces permettant de garantir une offre toute l’année et près de 30 000 tonnes de fruits et légumes !